L’ACTUALITE ECONOMIE & BUSINESS DE LA GRECE

Par EuroPartenaire Business Developers – T2 2026

 

BANQUE CENTRALE EUROPEENNE :
DU « GREXIT » AU « GRECOVERY »
Réalisations, défis et enseignements de la Grèce sur la voie
de la reprise et de la résilience

 

Dans un article détaillé (21 mars 2026) intitulé « Du Grexit à la reprise grecque », la Banque centrale européenne (BCE) présente l’économie hellénique comme un cas rare où coexistent « l’une des pires crises » et « l’une des reprises les plus impressionnantes » de l’Europe moderne.
L’analyse des économistes de la BCE évalue le parcours de 2010 à nos jours, soulignant à la fois les étapes essentielles de consolidation et les obstacles qui continuent de freiner la convergence des niveaux de vie avec le reste de la zone euro.

Selon la BCE, le secteur bancaire est sans doute le domaine où les progrès sont les plus visibles. Après les pertes considérables liées à la dette grecque, la forte augmentation des créances douteuses et la fuite des dépôts au début des années 2010, les banques ont été recapitalisées, ont assaini leurs bilans de manière proactive et sont entrées dans un cadre de surveillance plus strict.

La BCE note que le financement des entreprises et des ménages a repris, avec une amélioration notable de l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises (PME). Cependant, le revers de la médaille de ce bilan bancaire « assaini » est qu’une part importante de la dette privée – environ un tiers du PIB – se trouve désormais hors du système bancaire, dans des fonds et des sociétés de gestion étrangers.
Du côté de l’économie réelle, la BCE observe une transition du modèle de croissance d’avant la crise – fondé sur l’expansion budgétaire, la consommation et une bulle immobilière – vers un modèle plus favorable à la productivité : davantage d’investissements dans les entreprises et les infrastructures, un renforcement des investissements publics après 2020 et un rôle accru des exportations. Les exportations représentent désormais plus de 35 % du PIB, contre environ 21 % avant la crise, avec des signes de renforcement des capacités d’exportation et une présence accrue – quoique modeste – dans les produits de haute technologie. Toutefois, la composition de ces exportations demeure vulnérable, car environ la moitié dépend du tourisme, du transport maritime et de l’énergie, des secteurs exposés aux chocs géopolitiques et conjoncturels.

La situation de la Grèce s’est améliorée, mais elle reste inférieure à la moyenne de la zone euro. Les études de la BCE montrent que si la qualité des institutions atteignait la moyenne de la zone euro, la part des investissements privés consacrés aux secteurs de haute technologie pourrait augmenter d’environ 5 points de pourcentage. Si elle atteignait le niveau des pays leaders, cette part avoisinerait le quart du total.

 

Source : Banque Centrale Européenne.
Pour en lire plus :
https://www.ecb.europa.eu/press/blog/date/2026/html/ecb.blog20260321~0df0ef78e7.en.html

 

 

STARLINK CHOISIT LA GRECE COMME SATELLITE HUB POUR LES BALKANS

 

 

Starlink a choisi la Grèce, et plus précisément Préveza, comme hub satellitaire officiel pour les Balkans. Des millions de personnes bénéficieront ainsi d’un accès internet ultra-rapide et fiable, dynamisant les entreprises, l’éducation et la santé, et créant de réelles opportunités dans toute la région.Suite à l’approbation des conditions environnementales du projet par la Région d’Épire, la société d’Elon Musk est en discussion avec la Commission nationale des télécommunications et des postes concernant les questions de spectre et de fréquences.
Le centre terrestre de satellites « Starlink Gateway Preveza » comprendra 40 antennes paraboliques de pointe et les réseaux d’antennes nécessaires, installés sous des protections. Un hangar sera également construit pour abriter les équipements techniques. L’installation ne nécessitera pas de personnel car son fonctionnement se fera à distance, la présence humaine concernant principalement les travaux de maintenance.

 

Sources : Liberal.
Pour plus d’info :
https://greekcitytimes.com/2026/05/02/starlink-preveza-greece-balkan-satellite/
https://www.grecgroup.com/starlink-musk-wants-two-satellite-ground-stations-in-greece/

 

 

 

PROJECT TRIDENT
MEMORANDUM DE COOPERATION ENTRE LA GRECE, LES USA ET LA COREE DU SUD
Investissements de 1,35 milliard d’euros dans le nouveau pôle de construction navale d’Eleusis

 

 

La création d’un nouvel écosystème naval, industriel et de défense, centré sur Eleusis, grâce à une coopération stratégique entre la Grèce, les États-Unis et la Corée du Sud, est symbolisée par l’accord « Projet Trident », présenté lors de la signature d’un mémorandum de coopération entre la grecque ONEX Shipyards et la sud-coréenne Hanwha Ocean à l’ambassade des États-Unis à Athènes. Au cœur de ce plan se trouve un programme d’investissement de 1,35 milliard d’euros, destiné à moderniser et à développer les capacités de construction navale du pays, concentrées à Eleusis, à construire de nouvelles infrastructures portuaires et logistiques, ainsi qu’à créer des installations industrielles modernes capables de soutenir les programmes navals et de défense internationaux.

Le plan se déploie en trois phases : La première, d’un montant de 150 millions d’euros, concerne le renforcement des capacités de maintenance et de réparation navales grâce à de nouvelles installations et des bassins de grande capacité. La deuxième, d’un montant de 200 millions d’euros, comprend la modernisation des infrastructures portuaires et la création d’installations logistiques et de chaîne d’approvisionnement modernes. La troisième et plus importante phase, d’une valeur d’un milliard d’euros, prévoit l’installation d’équipements industriels de pointe, de lignes de production automatisées et d’infrastructures spécialisées permettant de prendre en charge la construction de sous-marins et les programmes de soutien associés.

Selon les prévisions présentées, le projet devrait créer jusqu’à 10 000 emplois directs et indirects hautement spécialisés, et sa contribution à l’économie grecque est estimée à 0,8 % du PIB annuel. Parallèlement, le projet prévoit une forte participation de l’industrie grecque de la défense et de la construction navale, avec pour objectif un taux de valeur ajoutée nationale pouvant atteindre 70 % dans les programmes développés.

Le « Projet Trident » ambitionne de faire d’Éleusis un pôle régional de construction navale et de soutien à la défense pour la Méditerranée orientale, l’Europe du Sud-Est et la mer Noire, répondant aux besoins de la Marine nationale et des forces alliées. Ainsi, au-delà du développement de ses activités commerciales, le projet Trident vise à répondre aux exigences de sécurité de l’OTAN et de l’Union européenne en Méditerranée orientale, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Grâce à son partenariat avec Hanwha Ocean et au soutien stratégique des États-Unis, ONEX Shipyards prévoit que les nouvelles infrastructures mises en place permettront à terme de réduire le délai de livraison des navires de défense complexes à seulement huit ans après la mise en service.

 

Sources : Liberal, Athens Voice, Naftemporiki, Imerisia.
Pour plus d’info :
https://asia.nikkei.com/politics/defense/south-korean-naval-deals-flag-greece-s-rising-geostrategic-importance
https://www.iefimerida.gr/english/greece-us-and-south-korea-sign-eu135-billion-project-trident-build-submarines-and-naval-hub

 

EUROGROUP
CLAUSE DE SAUVEGARDE POUR L’ENERGIE
Le plan de Bruxelles débloque 1,6 milliard d’euros d’investissements pour la Grèce

 

La Commission européenne a étendu la clause de sauvegarde nationale au secteur de l’énergie, autorisant la Grèce à investir environ 1,6 milliard d’euros (soit 0,6 % de son PIB) dans les infrastructures énergétiques entre 2026 et 2028. Cette flexibilité budgétaire permet au pays de financer ces projets essentiels sans que ceux-ci soient comptabilisés dans le calcul de son déficit budgétaire. L’objectif de ce cadre européen est d’aider les États membres à réduire leur dépendance aux énergies fossiles importées et à accélérer la décarbonation.

Les investissements spécifiques autorisés par cette clause de sauvegarde comprennent :

  • Modernisation du réseau : extension et modernisation des réseaux de transport et de distribution d’électricité.
  • Stockage de l’énergie : développement d’installations de stockage par batteries.
  • Énergies propres : augmentation des capacités de production d’énergies renouvelables et propres.
  • Mesures de décarbonation : soutien aux infrastructures facilitant la transition énergétique des ménages et des entreprises vers des énergies non plus importées.

Ces investissements énergétiques sont intégrés au cadre budgétaire national, en utilisant les mêmes marges que celles établies pour les dépenses de défense dans le cadre de la clause de sauvegarde européenne. Conformément aux directives actuelles de l’UE, les gouvernements sont autorisés à dépasser les objectifs budgétaires standard jusqu’à 0,3 % du PIB par an (ou 0,6 % au total sur trois ans) afin de lutter spécifiquement contre la crise énergétique.

Le président de l’Eurogroup et ministre grec de l’Économie nationale et des Finances, Kyriakos Pierrakakis, souligne que « le pays peut acquérir une marge de manœuvre budgétaire supplémentaire d’environ 1,6 milliard d’euros sur un horizon de trois ans pour les investissements énergétiques ».

 

Sources : Liberal, Naftemporiki, Capital.
Pour plus d’info :
https://www.ekathimerini.com/economy/1305638/fiscal-space-of-e1-5-bln-given-for-energy-infrastructure-projects/

 

 

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